Gau un Griis
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Oui, je parle Platt !
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Note président dans les pages du RL ce mardi

 « Défendre le Platt, ce n’est pas par nostalgie »


Depuis 32 ans, l’association bouzonvilloise Gau un Griis se mobilise pour la promotion du francique. Alors que les membres dressent le bilan de 2017, entretien avec le président Jean-Louis Kieffer.

Photo RL

Quelle est l’idée qui a mené à la création de Gau un Griis ?

Jean-Louis Kieffer, président de Gau un Griis  : « Notre association a pour vocation la sauvegarde et la promotion de la langue francique de Moselle-Est aussi appelée Platt. Il faut savoir qu’il existe trois sortes de francique : le francique luxembourgeois, parlé dans la région de Thionville, Sierck-les-Bains, le francique mosellan à Bouzonville, Boulay-Moselle et Faulquemont, et enfin le francique rhénan qui est parlé de Forbach à Sarreguemines et Bitche. Nous ne travaillons pas pour la préservation d’une identité locale, ce n’est pas par nostalgie, c’est plutôt pour accepter ce que nous sommes. Lorsque j’étais enfant, on nous a dit que cette langue était une honte, une langue de « boches », des ennemis. »

Est-ce qu’il y a encore un intérêt à le parler aujourd’hui ?

« C’est une langue qui permet de s’ouvrir à d’autres. Par exemple sa structure grammaticale est proche de l’allemand, certaines expressions sont proches de l’anglais et elle est assez similaire au luxembourgeois. Pour trouver un travail, le francique peut être très utile. En plus, le platt est loin d’avoir disparu. En Amérique du sud, près de 3 millions de Brésiliens et 2 millions de Colombiens parlent le francique quotidiennement. »

Quels sont les projets de l’association pour l’année à venir ?


« Nous avons été sollicités par un étudiant originaire de Fixem qui prépare son mémoire à Lille, il souhaite créer une application permettant d’apprendre le platt. Nous l’aidons en constituant une base de données de 2000 mots usuels qui seront implémentés. Ils seront accompagnés de pictogrammes permettant d’apprendre leur signification de manière ludique. Des exercices réservés à la syntaxe seront également ajoutés par la suite. Notre autre projet est d’implanter des panneaux toponymiques avec les noms des villages et des rues en platt, comme cela peut se faire en Corse par exemple. Il s’agit de redonner à certaines rues leurs noms d’origine. Ces derniers peuvent parfois remonter à l’époque celte, c’est un bout d’histoire. Nous avons trouvé le moyen de faire financer une partie par la région Grand Est, il reste à faire valider par la CCB3F. »

Dans le but d’amener de nouvelles personnes à s’intéresser à ses activités, l’association Gau un Griis lance un appel à destination de la jeunesse. La porte est ouverte aux curieux chaque jeudi soir à partir de 17h30 dans la cour de l’abbaye de Bouzonville.

Propos recueillis par David HOURT

Publié le 25/04/2018

Assemblée Générale de GUG

Vous voulez participer à la promotion de notre langue régionale ?

Venez nous rejoindre le 22 avril à 10 H au bar du gymnase à Bouzonville

Publié le 11/04/2018

Le Paraple dans le RL

 Jean-Louis KIEFFER présente notre dernier né du PARAPLE dans le Républicain Lorrain le 20/3/2018

Publié le 24/03/2018

De Saarbrucker Zeitung iwwer us Paraple

 Le bébé de Gérard Carau dans les colonnes du journal Sarrois. Il est vrai que le Paraple n'existerait pas sans le travail de notre vice-président et des auteurs qu'il sait choisir.

Publié le 10/03/2018

Paraple 34

 Le Paraple N°34 va arriver chez les abonnés puisqu'il a été posté ce matin si Gérard y est arrivé malgré le verglas... On ohné Bänbruch hoffentlich !

20 auteurs ont livré leurs "devoirs" sur le thème : "Il y a un temps pour tout" ou "Alles hat sein Zeit". C'est des oeuvres de Elmar Willié qui ont été choisies pour agrémenter notre revue littéraire. Qui en est à sa 18e année. Un bel exploit que l'on doit au travail de Gérard Carau et à la fidélité de ses auteurs.

En voici l'avant propos, ceci pour vous donner l'envie de lire ce que nos auteurs ont sorti de "leur chapeau". Vous trouverez ce numéro dans certaines librairies de notre petite région du Pays de Nied (sans frontière). Vous pourrez aussi le trouver à nos stand donc au prochain Vendredi Saint à Bouzonville. Mais aussi à notre local à Bouzonville les jeudis de 17h30 à 18h30 (tél dabord au : 03 87 78 24 20)

Chère lectrice, cher lecteur,

« Il y a un temps pour tout. » Le thème que nous avions proposé pour ce numéro 34 du « Paraple » est, comme chacun sait, une citation de la Bible – qui donne à réfléchir et soulève des questions. Ce mot biblique, est-ce qu’il sanctifie « tout ce qui peut arriver » parce qu’il vient de « tout en haut » ? Est-ce qu’il vaut pour toutes les circonstances ? Est-ce qu’il ne met pas, pour ainsi dire, « tout dans le même sac » : le bien et le mal, la paix et la guerre, les pierres que l’on ramasse pour bâtir (des maisons) et les pierres que l’on ramasse pour détruire ou tuer ? N’implique-t-il pas aussi un temps où tout est « inhumainement » possible, comme par exemple la shoah? Un temps de paix suivi d’un temps de guerre suivi d’un temps de paix suivi de… Tout se passe entre la naissance et la mort, les deux points fixes de la vie. Devenir et périr, bonheur et malheur en sont les composants. Le mot de la Bible console, réconforte, rassure, remet à la place. « Le soleil reviendra aussi demain. » Après la pluie le beau temps ? Oui, mais ça se dit facilement et il faut d’abord traverser la nuit, la phase sans soleil… Tout le monde n’est pas Job, encore que…
Quelques-uns de « nos » auteurs (v. Stefan Kontz, Peter Eckert, Herbert Kihm) ont repris le vers biblique tel quel et l’on confronté à leur expérience personnelle ou littéraire. La plupart des autres se sont concentrés sur l’élément « temps » : tout prend son temps, a besoin de temps pour devenir, pour murir, pour disparaître. On critique la « gestion » moderne du temps dont on dispose. Quel usage fait-on du temps « qui nous est donné sur terre » ? Il est inévitable que le lecteur se retrouve « à la recherche du temps perdu », et ce regard en arrière peut révéler des « choses » agréables ou tristes, se rapporter à des périodes plus ou moins longues ou à de courts instants. A propos « choses » : Daniel Dubourg a transformé le vers initial en « Il y a un temps pour chaque chose » et il comprend « chose » dans son sens matériel. Il s’ensuit une réflexion approfondie sur la « logistique impossible des choses », très agréable à lire.
A la fin de ce numéro nous présentons une variante spéciale de notre dialecte francique mosellan, celle des émigrants allemands originaires du Hunsrück (19e siècle) qui est toujours parlée et écrite dans le sud du Brésil, le Hunsrik-Deitsch. Au début, vous aurez peut-être du mal à déchiffrer le texte (il s’agit d’un conte de fées des frères Grimm). Alors n’hésitez pas à consulter le site Internet indiqué.
Comme thème du prochain numéro nous proposons : Les petits ruisseaux font les grandes rivières / Großes entsteht immer aus dem Kleinen / Alles fängkt mò klään aan.



Publié le 02/03/2018

 
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